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Mortalité routière : Il faut accentuer la répression

Nouveau Réveil- 6/5/2021 
   
En Côte d’Ivoire, la route est devenue l’une des premières causes de mortalité. Mieux, les routes sont devenues des cimetières. Il ne se passe plus de jour sans qu’on ne vive des cas d’accidents. Quand les causes de ces drames sont connues, il reste à agir autrement. Et la voie de la répression semble privilégiée aujourd’hui. Oui, il faut sévir. Les statistiques officielles ont toujours montré que le facteur humain est la cause principale. C’est-à-dire les comportements véreux des conducteurs. Ils sont là, nombreux sur les routes. En ville comme en campagne. Ils ne daignent jamais se conformer aux règles de bonne conduite. Il existe des lois et il faut les appliquer. Le téléphone au volant est interdit en Côte d’Ivoire. On le sait. Hélas, cette disposition réglementaire n’a jamais connu un début d’application dans ce pays. Elle a plutôt servi d’instrument de racket sur les routes. Parfois, l’alcool et la drogue cohabitent au volant. De tels conducteurs qui se feraient prendre ne doivent plus jamais exercer sur le sol ivoirien. ll y a quelques années, un footballeur international ivoirien a été foutu en tôle en France pour avoir conduit en état d’ivresse. On les voit partout, ces jeunes gens, certains moins de 20 ans, sans permis de conduire qui se retrouvent dans la circulation. Ils relaient les conducteurs officiels les soirs. Il suffit que les policiers se retirent de la route pour qu’ils se passent la main. Que c’est aberrant ! Pour l’alcool et la drogue, il faut imposer impérativement les tests. L’alcoométrie existe et il faut l’appliquer. En Israël, par exemple, les conducteurs de véhicules en commun sont des gens aux chevets blancs. Jamais des jeunes. Le jeune peut avoir sa propre voiture mais on ne peut pas lui confier des vies humaines, estiment les autorités israéliennes. Loin de là. Les députés ivoiriens ont leur rôle à jouer dans ce combat. Ils contribueront à renforcer les dispositifs légaux en suscitant des projets de lois. Les accidents de la route ne relèvent pas de l’ordre de la fatalité. On peut les éviter. Il suffit d’appliquer la rigueur de la loi et on s’en sortira. Il est important que la lutte ne soit pas seulement au niveau du ministère des Transports. Les forces de l’ordre ont un rôle important à jouer. Il faut donc une synergie d’actions entre le ministère de la Défense ; Sécurité et intérieur et le ministère des Transports.

JB KOUADIO


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