Menu

 


Séminaire sur le dialogue interreligieux / L’imam Cissé Djiguiba à la classe politique : « Les politiciens veulent aller à leur palais sur le dos des religieux »

Nouveau Réveil- 5/2/2020 
   
A l’initiative de Ndi (National democratic institute), du mardi 04 au 06 février 2020, un séminaire de réflexion sur le dialogue interreligieux et la prévention de l’extrémisme violent se tient, à Abidjan, à l’hôtel Belle Côte de Cocody. C’est une rencontre internationale qui réunit les guides religieux nationaux et régionaux pour ``explorer les facteurs de prévention de ce phénomène d’extrémisme violent dans leurs communautés et au niveau national à travers le dialogue interreligieux, considérer des scenarios possibles pour la Côte d’Ivoire et identifier les opportunités d’efforts interreligieux pour renforcer la résilience des communautés``. Il y a, au total, 63 participants. Les organisateurs de cette rencontre sont partis du constat de ``l’instrumentalisation de la religion par les acteurs politiques`` et le contexte sécuritaire sous régional dominé par les attaques terroristes au Mali et au Burkina Faso. L’imam Cissé Djiguiba de Côte d’Ivoire a indiqué que `` l’Islam et le Christianisme sont des religions sœurs qui ne s’excluent pas ``. Ces deux religions, a-t-il dit, œuvrent pour l’éducation et la moralisation de la société, l’encadrement de la famille, la paix entre les peuples, etc. Nous avons 80 à 90% de préceptes en commun. En Côte d’Ivoire, a-t-il fait savoir, « s’il y a extrémisme religieux, c’est l’extrémisme politique qui a envoyé la Côte d’Ivoire dans la crise que nous avons connue. En Côte d’Ivoire, il n’y a aucune famille où il n’y a pas de musulmans et chrétiens. Ce sont les politiciens qui, à la recherche de leurs ouailles, veulent mobiliser les religieux pour les suivre. Ils veulent aller sur le dos des religieux pour arriver à leur palais. Nous devons faire comprendre à nos fidèles que la Côte d’Ivoire doit exister au-delà des politiciens » Ediémou Blin Jacob, président du Forum des confessions religieuses, a dit regretter le temps de ``Nanan Houphouët-Boigny qui fut une grâce pour la Côte d’Ivoire, lui qui a permis à tous les citoyens de vivre leur foi. Il a fondé la nation dans l’humour et la cohabitation pacifique.`` Namizata Sangaré, présidente de la Commission nationale des droits de l’homme de Côte d’Ivoire (Cndhci), représentant le Premier ministre, a félicité et salué les initiatives de paix du Ndi, à travers son directeur, Kévin Adomayakpor. Qui a réitéré l’engagement de son Institution à toujours accompagner la Côte d’Ivoire sur le chemin de la paix.

JB.K


Le Nouveau Réveil © 2005. Tous droits réservés
Réalisation et hébergement : Weblogy