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Election du président du Conseil exécutif de l’Unjci : Retour sur un dimanche de tension

Nouveau Réveil- 23/7/2019 
   
L’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci) aurait eu un nouveau président, dimanche dernier, si le 10e congrès était allé à son terme. 3 candidats étaient en lice pour la succession de Moussa Traoré à la tête de l’Union. Ce sont Franck Ettien (ex-Le Rassemblement), Lance Touré (Le Nouveau Réveil) et Jean-Claude Coulibaly (Le Patriote). Mais à la place des élections (du président du conseil exécutif et du président du Conseil d’administration), l’on a assisté à un interminable débat sur les procurations.

Il est environ 18 heures. Après des heures de débat, relativement aux travaux en commission, tous les journalistes sont invités à prendre place dans la salle pour l’élection du président du Conseil exécutif et celui du Conseil d’administration. Sont autorisés à entrer, ceux qui ont les cartes de journaliste professionnel et de l’Unjci. Environ 300 journalistes prennent place dans la salle. Alors que la plupart s’attend à passer au vote et rejoindre leurs rédactions respectives pour le bouclage du journal du lendemain, c’est à un long débat sur les procurations qu’on assiste. L’équipe de Jean-Claude Coulibaly, disposant d’un grand nombre de procurations, ne souhaitent pas une limitation. Le candidat Franck Ettien, lui, n’est pas pour l’utilisation des procurations. Quant à Lance Touré, il est pour les procurations, mais en nombre limité. Après de longues minutes d’échanges houleux, le président du congrès, César Etou, fait appel à Brou Prestone, président du comité d’organisation, pour des précisions. Ce dernier révèle qu’à une rencontre, il a été convenu que chaque candidat a droit à 25 procurations. Chose que le candidat Jean-Claude Coulibaly conteste. Il fait savoir au président qu’avant que cette décision soit prise, il disposait déjà de procurations. Puis, il s’ensuit des contestations de part et d’autres. Certains demandent alors au président de consulter le congrès, souverain en cas de discorde. Mais César Etou tergiverse. Il refuse d’interroger les journalistes dans la salle. Les débats sur le point d’achoppement traînent en longueur. C’est ainsi que le président invite les candidats à une négociation.

Enfin, une décision

Après des heures d’attente et des minutes de dialogue avec tous les candidats, le président finit par accepter d’interroger le congrès. Celui-ci, dans une large majorité, rejette l’utilisation des procurations et refuse, par la même occasion, que le congrès soit suspendu.

Il est minuit. Les congressistes encore présents dans la grande salle du ministère des Affaires étrangères sont priés de quitter la salle pour qu’un contrôle soit fait, afin de déterminer les vrais électeurs, ceux qui disposent des cartes du journaliste professionnel et Unjci. Au bout d’une dizaine de minutes, la salle se remplit à nouveau.

Menaces et exfiltration

Le vote peut enfin démarrer. Du moins c’est ce qu’on croit. Sauf que les partisans de Jean-Claude Coulibaly n’adhèrent pas aux décisions qui viennent d’être prises. Ils le font savoir de façon violente. Menaçant même le président du congrès, et se déchaînant sur le matériel électoral. Face à cette situation, au cours de laquelle les partisans de JC Coulibaly se montrent de plus en plus agressifs, César Etou, décide de se retirer de la présidence du congrès. « Les partisans du candidat Jean-Claude Coulibaly me menacent. Et ils disent qu’ils assument. Ma sécurité n’est pas garantie, je me retire de la présidence du congrès », a-t-il fait savoir, avant d’être exfiltré par la police.

C’est dans ce cafouillage, la désolation et la confusion totale que les journalistes quittent les lieux.

E.G.


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