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  Le Nouveau Réveil - N° - samedi 8 juin 2019

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Le vice-président N’dohi Raymond, délégué communal Pdci de Koumassi : Le Pdci-Rda est un esprit qui ne meurt pas

samedi 8 juin 2019

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L
a vie du Pdci à Koumassi, l’avenir du parti du président Houphouët-Boigny, la gestion du pouvoir par le régime actuel. Le vice-président N’dohi Raymond dit tout. Dans cette interview, le délégué communal Pdci de Koumassi exprime ses inquiétudes à quelques mois des élections de 2020.

Monsieur le vice-président du Pdci-Rda, le président Bédié vient de vous reconduire comme délégué communal de Koumassi. Attendiez-vous à cette décision ?

Si c’est le résultat du travail oui. Si c’est la confiance oui parce que je sais que le président Bédié m’a toujours fait confiance. Depuis qu’il m’a placé à la tête du Pdci-Rda à Koumassi, je pense, modestement, que je fais ce que je peux pour que le Pdci ne meure pas. Je voudrais vous rappeler quelques faits. Quand il y a eu les événements de 2004 où tout le monde se terrait, c’était à Koumassi que des cadres comme Ahoussou Jeannot et autres ont pu lancer un appel au sursaut pour que le Pdci-Rda ne disparaisse pas parce que tout le monde se cachait. Quand le président Bédié est rentré d’exil, c’est par Koumassi qu’il a commencé ses tournées. Et je pense, modestement, que nous avons été à la hauteur des missions et de ce point de vue, je peux dire qu’il n’y a pas de raison que le président ne me renouvelle pas sa confiance. Maintenant, c’est un chef, il a peut-être des données que nous ne maitrisons pas. S’il a jugé utile de nous faire confiance, c’est parce qu’il pense que je suis utile à ce poste pour que le Pdci-Rda continue sa marche.


Quel est aujourd’hui l’état de santé du Pdci-Rda à Koumassi ?

Le Pdci-Rda se porte bien à Koumassi. Nos réunions drainent encore du monde. C’est vrai qu’il y a quelques réglages à faire. Vous savez qu’après des élections, il y a des conséquences à gérer. Il y a des gens qui n’avaient pas compris beaucoup de choses mais aujourd’hui, ils veulent revenir et il faut les intégrer. Il y a des gens parce que le pouvoir local a changé, ils ne se sentent plus à l’aise pour travailler et il faut les changer. C’est ce travail que nous sommes en train de faire. Nous l’avons terminé et avons rendu compte au Bureau de la délégation. Et nous sommes parfaitement en harmonie avec le mot d’ordre de la direction du parti. C’est-à-dire redynamisation, enrôlement des nouveaux majeurs, c’est-à-dire se mettre en pôle position pour les batailles à venir.


Il y a ce travail à faire mais il y a également les divisions internes qu’il faut gérer. A ce niveau, avez-vous mis les pendules à l’heure ?

Je pense que les choses se mettent en place progressivement. Le dimanche dernier à la réunion de la délégation, le colonel Oka Amani, l’un des candidats indépendants du Pdci, est venu avec son équipe. Le président Bédié a lancé un mot d’ordre que j’ai relayé. Tous ceux qui viennent sont les bienvenus pour que nous continuions le travail. Les choses avancent. Nous gardons espoir que d’ici là, tout rentrera dans l’ordre avec tous ceux qui se sentent encore Pdci parce qu’il y en a qui sont Pdci traceurs, Pdci Renaissance. Tournons la page pour regarder l’avenir avec confiance.


Quel avenir entrevoyez-vous pour le Pdci-Rda?

Aujourd’hui modestement, je peux dire que le Pdci a toute sa place. Le Pdci, à travers la plateforme que le président Bédié veut mettre en place, est le creuset du rassemblement de tous les Ivoiriens épris de paix et soucieux du développement du pays. Le Pdci a démontré, à travers ses 40 années de gestion, qu’il connait la valeur de la paix. Le Pdci sait prendre tout le monde pour ne pas qu’il y ait de frustration, pour que chacun se sente Ivoirien, frère quelles que soient nos divergences idéologiques et différences ethniques et religieuses.


Est-ce que 2020 est effectivement l’année du Pdci-Rda comme le prétend votre parti ?

C’est un objectif. Mais il faut y travailler. Si on était resté dans le Rhdp, la logique aurait voulu qu’après dix (10) ans, il y ait la passe. Ça n’a pas été le cas. Mais l’ambition demeure. Toute ambition ne peut aboutir que lorsqu’elle est soutenue par un travail efficace. C’est ce travail que nous sommes en train de faire sur le terrain. Nous sensibilisons les uns et les autres pour que chacun comprenne le bon sens, le bien-fondé de cet appel du président Henri Konan Bédié qui veut que le Pdci se repositionne sur l’échiquier national pour reprendre ce qu’il a fait de beau et de grand pour la Côte d’Ivoire.


Votre parti connait, en ce moment une situation que certains qualifient de saignée, des militants quittent le parti, quel est votre commentaire?

Chaque fois qu’il y a ces événements, on parle de la mort du Pdci. Souvenez-vous, il y a eu le multipartisme où des gens se sont détachés du Pdci puisqu’avant 90, tout le monde était Pdci. En 1994 avec la création du Rdr, on a dit que c’en était fini pour le Pdci. Il y a eu la sortie de l’Udpci du Pdci avec le coup d’Etat du général Gueï Robert. On a pensé que c’était fini pour le Pdci. Mais le parti tient et a tenu. Moi je pense que, comme l’a dit quelqu’un, le Pdci-Rda est un esprit qui ne meurt pas. Le Pdci a encore une longue vie devant lui.


La création de tous ces mouvements n’impacte-t-elle pas la vie du Pdci ?

Non je n’ai pas dit qu’il n’y a pas d’impact mais je dis que l’essentiel sera préservé et les Ivoiriens sauront se souvenir qu’au commencement était le Pdci et que le Pdci doit demeurer et le Pdci demeurera quel que soit ce qui arrivera.


Comment voyez-vous le combat du président Bédié et qu’est-ce que les militants doivent faire pour l’accompagner ?

C’est un symbole et c’est un signal fort que le président donne. Malgré son âge, il continue de travailler pour le Pdci parce qu’il est conscient du danger qui guette le parti. Le président Bédié a endossé son habit de capitaine. Et un capitaine ne vaut que par ses soldats. C’est tout le sens de la mobilisation de la base. Si le père ne se décourage pas malgré le poids de l’âge et malgré tout ce qu’il a pu faire, est-ce que nous nous avons des raisons de croiser les doigts et de le regarder ? Je crois que l’enfant qui mérite l’héritage de son père, c’est celui qui, dès le matin, prend la machette pour suivre son père au champ. Le président Bédié est sur la route du champ et je crois que chaque militant doit se sentir concerné par ce combat et se ranger derrière lui.


Que pensez-vous des démarches que certaines personnes entreprennent pour réconcilier les présidents Bédié et Ouattara. Est-ce une action tardive ou pas ?

Moi je pense qu’il n’est jamais trop tard lorsqu’il y a un problème, que des frères s’asseyent pour discuter et trouver la solution idoine. Rapprochement Bédié-Ouattara, tout est possible. Rapprochement Bédié-Gbagbo, tout est possible tant que chacun veut le bien des Ivoiriens. Ce dont les Ivoiriens ne veulent plus entendre, c’est ce que nous avons vécu. A savoir les guerres postélectorales. Les Ivoiriens ne veulent plus entendre parler de souffrance, les souffrances qu’ils ont endurées pendant la guerre. Rien que pour ça, aucun sacrifice n’est trop grand pour que nos leaders se fréquentent, se parlent et réunissent les conditions pour qu’on aille à la paix et que celui qui a gagné gagne, que celui qui a perdu félicite le gagnant. Il n’est pas trop tard pour que nos leaders se parlent pour qu’on ait l’assurance que 2020 ne soit pas une année de gâchée.


Quel Pdci pour 2020 ?

Aujourd’hui, il faut un Pdci conquérant, volontaire, engagé résolument vers un objectif qui est la conquête du pouvoir. Le temps où on cherche les postes, c’est fini. On est à un carrefour où on doit voir les vrais militants. C’est cet engagement, ce sursaut que nous demandons aux uns et aux autres pour que nous puissions gagner ces élections.


Les arguments existent-ils pour faire passer ce message à la base ?

Oui. Le parti a des arguments, le parti a son expérience par rapport à la gestion des hommes. Le Pdci a son bilan de gestion de la paix et développement en Côte d’Ivoire. Le Pdci a la connaissance du terrain. Le Pdci-Rda est le parti le mieux implanté en Côte d’Ivoire et qui a plus de représentativité dans les régions de Côte d’Ivoire. Ce sont quelques atouts que le Pdci doit faire prévaloir en mettant en avant l’idéal de paix pour que les Ivoiriens se souviennent de ce qu’était la Côte d’Ivoire sous le Pdci et qu’ils lui renouvellent leur confiance.


Des militants demandent au Pdci de désigner maintenant son candidat. Est-ce que vous partagez leur position ?

Est-ce que les autres partis ont désigné leur candidat ? Chacun a sa stratégie pour ne pas déballer sa batterie. Le moment venu, le Pdci saura désigner parmi ses cadres qui pourra porter l’étendard pour nous conduire à la victoire.


Maire de Koumassi, vous avez dirigé la coordination des maires Pdci. Quels sont votre bilan, les actions majeures que vous avez posées ?

Il y a eu des bilans partiels. Aujourd’hui, nous ne sommes plus aux affaires. Mais je peux dire modestement que nous avons été aux côtés de la direction du Pdci pour de grandes actions, pour soutenir les actions du Pdci et nous soutenir mutuellement. Mais aussi porter devant les autorités certaines de nos actions. Je citerais le reversement des recettes fiscales en son temps. Nous avions mené un certain nombre d’actions pour que les maires aient une voix qui porte au niveau de la direction du Pdci.


Quels conseils avez-vous pour la nouvelle équipe ?

Malheureusement, on n’est plus nombreux. Il faut que chacun se sente solidaire de l’autre. Ils doivent se sentir ensemble et partager les mêmes valeurs.


En tant qu’Ivoirien, comment voyez-vous encore la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui ?

Je vois les élections à venir avec beaucoup d’inquiétudes que ce soit de l’intérieur comme de l’extérieur. C’est pour cela que je dis qu’aucun sacrifice n’est trop grand pour que nos grands se parlent. On a des frissons quand on parle de 2020. Entendre ce qui se passe, ce qui se dit, on a beaucoup de frissons. Il faut que les clignotants soient aux verts pour qu’on soit rassuré. Mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. Et je pense que le chef de l’Etat qui est le premier garant de la sécurité a des efforts à faire pour qu’on aille à ces élections sans appréhensions.


Il y a une expression qui est d’actualité en Côte d’Ivoire. C’est "le tabouret" qu’on arrache tous les jours ?

Le phénomène de "Tabouret", c’est une conception d’une autre époque. Quand Houphouët-Boigny dirigeait ce pays, il ne parlait pas de tabouret. Le président Bédié qui lui a succédé, a travaillé avec tout le monde. Aujourd’hui, il faut rendre des tabourets. Je ne sais pas à quel moment ils ont distribué ces tabourets qu’il faille rendre. C’est tout cela qui contribue à effrayer les Ivoiriens. Moi, je pense que nous sommes tous des Ivoiriens et nous devons pouvoir travailler ensemble quelles que soient nos divergences. On ne juge qu’à travers l’étiquette politique et non la valeur de l’individu. C’est à croire qu’aujourd’hui, l’Ivoirien n’a plus d’autres soucis que de chercher à occuper un tabouret.

Interview réalisée par PAUL KOFFI et DJE KM Achetez tout le journal

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