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  Le Nouveau Réveil - N° - jeudi 14 juillet 2016

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Investissement dans le secteur de l’énergie / Le 1er Ministre Duncan : Le gouvernement prévoit 10 mille milliards Fcfa

jeudi 14 juillet 2016

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L
e Premier ministre Daniel Kablan Duncan, ministre de l’Economie, des finances et du budget, a présidé, hier, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, la cérémonie d’ouverture officielle des travaux du deuxième séminaire national sur l’Energie portant sur le thème « Quelle énergie pour une Côte d’Ivoire nouvelle ? Bilan et perspectives ». Le chef du gouvernement a donc saisi cette opportunité pour afficher les ambitions de la Côte d’Ivoire en matière énergétique pour les années à venir. « S’agissant des perspectives, le Gouvernement a prévu, au titre du Programme National de Développement(PND) 2016-2020, des investissements de l’ordre de 6.152 milliards de FCFA dans ce secteur, soit 20,99 % du budget global représentant le poids au niveau sectoriel le plus élevé. Pour ce qui concerne l’électricité, il s’agit d’apporter une réponse adéquate et suffisante à la demande nationale et aux besoins des pays voisins déjà desservis par la Côte d’Ivoire, à savoir, le Ghana, le Togo et le Bénin à l’Est, le Burkina et le Mali au Nord. Il est également prévu, à moyen terme, l’approvisionnement du Libéria, de la Guinée et de la Sierra Léone. Par ailleurs, nos efforts visent à renforcer l’offre et à améliorer le mix énergétique par la diversification des sources de productions, notamment, l’hydroélectricité, le thermique et les énergies renouvelables (biomasse, solaire, éolienne, etc.) (…) A l’horizon 2030, notre pays compte disposer d’un mix énergétique composé de 34% d’énergie renouvelable, 57% de thermique et 9%de charbon. Les investissements, pour y parvenir, se chiffrent à 20 milliards de dollars (environ 10.000 milliards de Fcfa) d’investissements au cours des quinze prochaines années » a indiqué le premier ministre avant de poursuivre en ces termes. « En ce qui concerne spécifiquement l’offre, la Côte d’Ivoire envisage de passer à 3000 MW en 2018 et atteindre 4000 MW minimum à l’horizon 2020. Pour atteindre ces objectifs, de nombreux projets sont mis en œuvre dans ce secteur. Dans le domaine de l’hydroélectricité, le Gouvernement a lancé la construction de barrages hydrauliques, notamment celui de Soubré 275 MW pour 331 milliards Fcfa et procèdera à la construction de ceux de Boutoubré, de Louga, et de Gribo-Propoli pour plus de 500MW. Dans le domaine thermique, les capacités seront renforcées avec la construction des centrales de Songon et de Grand-Bassam. Par ailleurs, le Gouvernement a créé toutes les conditions pour l’augmentation des capacités de production par des producteurs indépendants d’électricité (CIPREL, AZITO et AGGREKO) installés dans notre pays. S’agissant du Pétrole et du Gaz, après l’impulsion donnée pendant des décennies par son potentiel agricole, l’exploitation des ressources du sous-sol devrait constituer, pour les prochaines décennies, le deuxième pilier, la deuxième mamelle de l’économie nationale ». Mais avant, le ministre du Pétrole et de l’énergie, Adama Toungara, a rappelé que dans un souci d’approvisionner l’économie et les populations en énergie en quantité importante, de bonne qualité et à moindre coût, et surtout dans son ambition de constituer un hub énergétique dans la sous-région ouest africaine, la Côte d’Ivoire, à travers son ministère, a engagé d’importantes réformes assorties de grands investissements ces dernières années. Ainsi, dit-il, d’importants défis ont été relevés au niveau des infrastructures de production, de transport et de distribution. « Au plan financier, le déficit cumulé de 270 milliards à fin 2011 a été totalement épongé à fin 2014 (…) La capacité totale installée s’est accrue de 44% en 4 ans pour atteindre 2000 Mw en 2016, la production annuelle est passée de 6000 GWH à plus de 8600 GWH… » a dit le ministre Toungara. Qui a, toutefois, noté que malgré les bonnes performances, des défis restent à relever. Pour le président du comité scientifique dudit séminaire, Cissé Sabati, il s’agira, pendant ces 2 jours de réflexions, d’affiner des stratégies pour faire face à tous ces défis.

Par FRANÇOIS BECANTHY
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