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  Le Nouveau Réveil - N° - vendredi 6 avril 2012

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A quelques mois de la fin des travaux de réhabilitation : Voici le nouveau visage du campus de Cocody

vendredi 6 avril 2012

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ous ceux qui n’ont pu mettre les pieds sur les différents campus d’Abidjan depuis la décision de fermeture de nos universités, s’impatientent et s’interrogent. Que se passe-t-il au juste à l’intérieur de ces sites désormais bouchés et surveillés ? Les portes des amphis et des résidences universitaires pourront-elles effectivement rouvrir le 3 septembre prochain comme promis par le chef de l’Etat ? Où en sont précisément les travaux de réhabilitation ? Quel sera le nouveau visage de l’université une fois les travaux achevés ?

"Le Nouveau Réveil" a pu franchir les grilles du campus de Cocody. Le spectacle est saisissant. Une transformation en profondeur est en train de s’opérer…

Ils sont environ 1600 ouvriers et ingénieurs qui travaillent désormais sans arrêt sur les 200 bâtiments qui se trouvent sur le site du campus de Cocody. Amphithéâtres, salles de TD, laboratoires, administration, restaurants, terrains et salles de jeu, piscines, forum, bibliothèques, aucun édifice n’échappe à la dextérité des ouvriers qui travaillent sous le regard vigilant des contremaîtres, ingénieurs et surtout des agents du BNETD. L’Etat tient à la qualité de l’ouvrage qui sera livré. C’est pourquoi, plusieurs unités de contrôle et de supervision du BNETD ont élu domicile temporairement sur les différents sites de ce vaste chantier où cohabitent tous les corps de métiers du bâtiment, électriciens, menuisiers, maçons, peintres, plombiers, étanchéistes, jardiniers, etc… Bruit de tracteurs qui terrassent ou qui creusent pour réaliser des travaux d’assainissements, pour ouvrir des canalisations, de gros engins qui font des va-et-vient incessants pour livrer du matériel, des ouvriers qui cognent le fer à l’aide de marteau, des ferronniers qui, comme des fourmis, sont sur les différents niveaux des bâtiments pour réaliser des travaux de soudure, le tout dans une ambiance infernale. Des ouvriers si occupés et si appliqués qu’ils font à peine attention à notre présence. De fait, les travaux sont très avancés. M. Kouadio de la SIMD, l’entreprise en charge de ces travaux titanesques, nous explique, au cours de notre visite, la situation des infrastructures : "l’état de dégradation du campus et des résidences était telle qu’il était apparu nécessaire d’effectuer une réhabilitation en profondeur. L’électricité, la plomberie, le système d’évacuation, les sanitaires, il fallait absolument tout reprendre. Car en voyant des chambres au "campus ancien" par exemple, on se demande comment des étudiants avaient pu vivre et travailler dans un tel degré de précarité durant des années. La moisissure partout, une véritable porcherie. Et je pèse mes mots", nous confie notre interlocuteur avant d’ajouter "l’objectif, aujourd’hui, c’est de faire oublier aux étudiants quand ils seront de retour ici, cet enfer du passé. Ils ne vont pas reconnaître leur propre campus. Là-dessus les instructions du gouvernement sont fermes. L’université de Côte d’Ivoire ne doit rien envier aux campus modernes d’Europe". Et ce ne sont pas des vœux pieux puisqu’à l’observation de ce qui se fait, rien n’est laissé au hasard. L’étanchéité, la plomberie, le carrelage, le campus de Cocody respire du neuf l’Etat n’a pas lésiné sur les moyens. Le niveau d’exécution des travaux oscille entre 65 et 95%. "Globalement nous sommes au niveau de la finition de la quasi-totalité des bâtiments. Le gros du travail a été déjà évacué et notre objectif, c’est de pouvoir tout livrer avant le terme fixé par le président de la République". Effectivement, au campus Inset, campus ancien, les amphis et les bureaux du CROU, tout est déjà resplendissant. Dans les chambres d’étudiants visitées, tout été refait et tout brille. Les salles d’eau, les placards, les fenêtres vitrées, tout est impeccable. Chaque pallier de chaque bâtiment est sécurisé par des grilles métalliques, les wc communs ont été refaits. Entre les bâtiments, des passerelles en béton ont été aménagés pour éviter que les étudiants ne marchent sur terme plein, de même que des passages pour personnes handicapées, des mâts ont été plantés "Même pour l’embellissement, il nous a été demandé de planter du gazon et des fleurs pour donner une fière allure aux espaces verts" confie M. Kouadio. Plus de murs crépis à la tyrolienne qui laisse un aspect rugueux aux édifices. Désormais, les murs des chambres, bureaux et salles de cours sont poncés, en lissés ce qui offre un véritable confort au regard et au toucher. Les bâtiments S et T "du Campus ancien que les étudiants avaient baptisé "seins tombés parce que très délabrées" et abritant maquis, pressing, salon de coiffure, bref, tout ce qui est extra au monde universitaire a subi une réhabilitation en profondeur.

Les terrains de jeu, non loin du Forum, ont été aussi entièrement refaits. De même que les grilles de protection. Afin d’éviter des baisses subites de tension au niveau de l’alimentation en électricité, des transformateurs ultra modernes ont été installés sur le campus. L’éclairage public n’est pas en reste. Des bancs, des jardins publics, des salles d’étude, des cybers café sont aménagés. Même le bitume principal qui a pris un coup de vieux est en cours de réhabilitation.

Tout n’est pas encore terminé mais la rupture est déjà saisissante. Entre l’ancien et le nouveau visage de l’université de Cocody. Assurément, Alassane Ouattara va encore marquer les esprits quand il va livrer le campus, début septembre 2012. Les premiers qui seront surpris par l’ampleur de la transformation seront, naturellement les étudiants eux-mêmes.

Akwaba Saint Clair

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