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  Le Nouveau Réveil - N°2406 - lundi 28 décembre 2009

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Pr Koné Abou Bakary Sidick : “Les contrevérités et les incohérences rendent le livre de Gbagbo méprisant et méprisable”

lundi 28 décembre 2009

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L
aurent Gbagbo vient de publier "un livre programme" "Côte d'Ivoire, Bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité". Un ouvrage de 213 pages, édité par les Editions Nei-Ceda. Dans le livre, Koudou Gbagbo se dénude complètement.

1) LAURENT GBAGBO CONFESSE: JE N'AI RIEN FAIT
La vérité qui se dégage dans ce livre c'est que Laurent n'a rien fait en deux mandats avec un budget de souveraineté jamais égalé. II n'a aucun bilan ou pour être précis son seul bilan c'est la guerre. Comme il n'a aucun bilan, tout le livre est un engagement à faire sans présenter de bilan. Nous avons un curieux livre. En fait, un opposant qui n'a jamais été aux affaires peut écrire un tel livre. II va s'attaquer au pouvoir avant lui et montrer ce qu'il va faire. Mais quand on est au pouvoir, et qu'on y a passé au moins cinq ans, on présente ce qu'on a fait, ce qu'on veut continuer et les nouveaux chantiers à ouvrir. Laurent ne fait pas cela.
Si on veut lui accorder une telle démarche alors voici le bilan de Laurent Gbagbo dressé par lui-même: "Les Ivoiriennes et Ivoiriens, comme tous ceux qui vivent en Côte d'Ivoire, voient les efforts que je ne cesse de déployer depuis le 19 septembre 2002 pour ramener la paix dans notre pays" P.23.
Voilà le bilan de Gbagbo. Il tient en quatre lignes dans le livre. Voilà son travail! Son projet immédiat gravite autour de la guerre comme il le dit si bien: "Aujourd'hui, la guerre est terminée. II s'agit à présent de gagner la Paix. " Son équipe gouvernementale pour ce boulot est composée des mercenaires, des escadrons de la mort et la galaxie patriotique. Pendant ce temps, les autres, comme le dit si bien Koulibaly, sont payés, à ne rien faire. Ceux qui travaillent, Gbagbo refuse de les payer. Pourquoi Gbagbo n'a-t-il rien fait? II répond à cette question: "En 2000, j'ai été élu sur un programme que nous étions en train de réaliser lorsque la guerre est survenue. " P 24. C'est clair et net. Gbagbo dit en substance: "Je n'ai rien fait parce que la guerre est survenue. J'ai fait face à la guerre. C'est à partir de là que commence la triple ligne de défense, trois lignes de mensonges.

II) LES LIGNES DEFENSIVES
Première ligne de mensonge: Les engagements. Il faut diviser le livre en deux parties. La première partie va de la page Il à la page 24 et la deuxième partie de la page 24 à la page 213. La première partie est l'essentiel du livre. La première partie qui est en fait l'introduction, permet de comprendre la difficulté dans laquelle se trouve Laurent Gbagbo. La seconde partie voit Laurent Gbagbo donner un chapelet de propositions à tous les problèmes de la Côte d'Ivoire. Cette deuxième partie peut se résumer ainsi. "Maintenez-moi au pouvoir, je ferai tout pour vous. " Quand ont voit ce qui est énuméré et quand on sait que si Gbagbo est maintenu au pouvoir, il ne peut faire que cinq ans, le mensonge est flagrant. Croire que ce monsieur fera cela en cinq ans résulte d'un type de foi, d'une crédulité qui est un péché et qui peut conduire dans la géhenne car c'est rabaisser l'homme image d'Elohim. Laurent fera tout et bien en cinq ans. De deux choses l'une: soit il prend les Ivoiriens pour des imbéciles soit il n'est pas sérieux avec la vie de la nation.
Cette deuxième partie du livre est claire. Gbagbo peut tout dire et tout promettre même l'irréalisable pour être Président. Il sait qu'après cinq ans à moins de jouer au Mamadou Tandja, il n'aura plus besoin du suffrage des Ivoiriens. Alors pourquoi tiendrait-il parole? Surtout qu'il s'agit d'engagements qu'il ne peut visiblement pas honorer. La faute n'est pas à lui mais à celui qui croit à la promesse de tabouret de la part d'un crapaud accroupi. Laurent pour se maintenir à son poste a tellement promis à l'extérieur (Ghana, Burkina, Afrique du Sud, Mali et France etc.) et à l'intérieur qu'il ne pourra pas, en honorant ses engagements, sauver la Côte d'Ivoire. Il sera obligé de la brader ou de trahir sa parole. Si ce n'est pas la menace du TPI, la défaite est salutaire pour Gbagbo. Tous ceux qui remettront Laurent au pouvoir n'auront pas son respect. Son raisonnement est simple. Je vous ai volé, tué, méprisé. Malgré cela vous m'avez choisi. Pourquoi voulez-vous que je vous traite bien car c'est de cette façon que je me suis imposé à vous? Nous pourrons revenir en détail sur les engagements de Laurent Gbagbo mais en général Laurent Gbagbo vient de se présenter comme un démagogue, comme quelqu'un qui trouve du plaisir à mentir au peuple et à le rouler dans la farine. Deuxième ligne de mensonges : le bilan de la résistance à la guerre. Laurent dresse ainsi le bilan de la guerre : " Notre Pays, la Côte d'Ivoire, a failli sombrer dans le chaos. Mais les peuples entrent en action quand l'histoire l'exige. Les peuples se mobilisent toujours pour sauver les nations en péril. Le peuple ivoirien s'est dressé pour opposer au mauvais destin une volonté résolue. Il a refusé la régression et nous sommes restés debout. Aujourd'hui, la guerre est terminée. Il s'agit à présent de gagner la Paix." P. 11. Il y a des corrections à faire dans cette déclaration. Premièrement, le peuple qui se mobilise c'est la rébellion contre le mauvais destin qui est fait à la Côte d'Ivoire par la Refondation. Ce qu'on appelle résistance patriotique est une attitude de réactionnaires défendant leurs privilèges qui tirent la Côte d'Ivoire pour la régresser. Gbagbo dit des contrevérités. C'est une grave entorse à l'histoire, une falsification intolérable. Deuxièmement, la guerre est peut- être terminée. il reste à te chasser par les élections. Puisque Laurent n'a fait que la guerre soyons indulgent et évaluons-le sur ce qu'il a fait. Laurent! Tu n'as fait que la guerre. Est-ce que tu as gagné cette guerre '! Est- ce que sur ce seul bilan de la guerre on peut t'élire '! Répondons sérieusement à la question en établissant les règles du jeu. Si ton bilan est positif on t'accorde le quitus, s'il ne l'est pas c'est le blâme. Gbagbo à t-il gagné la guerre ? "Non! " C'est la réponse que toi-même tu as donnée en justifiant le dépeçage de ton gouvernement et le renvoi spectaculaire de ton Premier ministre que tu as pourtant qualifié de bon. Mais aujourd'hui la situation n'a pas changé. On a les mêmes indicateurs de ta défaite. Ton gouvernement est dépecé et tu n'as pas le poste de Premier ministre. C'est pire que Marcoussis. Le premier indicateur de ta défaite, c'est que tu n'as pas d'opposition. La raison est simple. Tu n'es pas un président. Notre pays n'a pas de président voilà pourquoi il n'a pas d'opposants. Depuis 2005, il n'y a pas d'opposition parce qu'il n'y pas de Président mais une équipe de violents et de voyous qui a pris le pays en otage. Le deuxième signe de ta défaite c'est que tu es un quart de président ou le président du quart du pays, Soro ayant les trois quarts. Le domaine de Soro est plus vaste. C'est parce que tu as perdu la guerre que la Côte d'Ivoire va donner 500.000F à chaque rebelle pour le démobiliser. C'est parce que tu as perdu la guerre que la Côte d'Ivoire va payer les casses de la BCEAO. C'est parce que tu as perdu la guerre que le Burkina nous gouverne et que le Ghana pille notre sous-sol pétrolier. C'est ta déroute qui a fait le lit des miliciens, des patriotes et autres escadrons de la mort : ou des forces non républicaines et budgétivores. Laurent! Quelle est la guerre que tu as gagnée ? Tu abuses violemment et indécemment des Ivoiriens quand tu tiens des propos de vainqueur. Non tu es un vaincu qui a décidé de s'attaquer aux travailleurs désarmés pour les clochardiser et payer le tribut à ses maîtres : le Burkina, le Ghana et les Forces Nouvelles. Troisième ligne de mensonges: les Buts et les causes de la guerre

BUT DE LA GUERRE
Laurent écrit : "N'oublions jamais qu'au cours de cette guerre, au-delà de nos vies et de nos biens, les cibles principales des forces qui ont attaqué la Côte d'Ivoire, ce sont la Démocratie, la République et l'Etat de droit. Par dessus tout, elles ont voulu détruire la nation ivoirienne. Souvenons-nous de ce qu'elles ont voulu faire de notre pays, par les armes d'abord et par la diplomatie ensuite. Elles ont voulu dénier au peuple ivoirien son droit souverain de désigner démocratiquement ses dirigeants. C'est pourquoi, elles se sont attaquées aux institutions issues des élections: la présidence de la République et l'Assemblée nationale. Elles ont voulu changer la nature du régime de notre pays. C'est pourquoi elles se sont attaquées à la Constitution. Elles ont voulu affaiblir l'État, le rendre fragile et vulnérable de façon chronique. C'est pourquoi, elles ont voulu transférer le centre du pouvoir exécutif des mains des personnes élues par le peuple, à des personnes choisies par elles. Elles ont voulu désintégrer la nation ivoirienne. C'est pourquoi, elles ont opposé les ethnies, les régions et les religions les unes aux autres. Au total, elles ont voulu remettre en cause à la fois l'indépendance de la Côte d'Ivoire, les acquis des luttes démocratiques du peuple ivoirien, et l'unité de la nation. Voilà pourquoi, nous avons résisté." Quand des gens prennent les armes contre l'exclusion, pour que chacun ait une carte d'identité et puisse voter et être-candidat, comment on peut affirmer sans donner dans le ridicule que c'est une lutte contre la démocratie? Laurent se fout des Ivoiriens? Ce livre peint Laurent comme un falsificateur de l'histoire et un homme qui a peu de respect pour la parole. C'est dommage pour un chef.

CAUSES DE LA GUERRE
Laurent Gbagbo soutient "Le passé pour la Côte d'Ivoire c'est le parti unique. (...) Nos difficultés actuelles sont le legs de ce régime politique dont nous n'avons pas su tirer les leçons. C'est en effet une constante de l'histoire. Partout où les peuples ont été soumis à un régime de parti unique, il y a eu tôt ou tard de grandes turbulences : l'ex Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), après la chute du mur de Berlin en 1989, l'ex Yougoslavie après la mort du Maréchal Tito, l'ex Zaïre après la chute du Maréchal Mobutu en 1997, la Guinée après la Mort de Sékou Touré en 1984, La Côte d'Ivoire après la mort du Président Houphouët-Boigny en 1993, etc." Autrefois Koudou disait que tout pays pour devenir grand doit faire la guerre. Il citait des exemples. Aujourd'hui la trouvaille du chercheur Gbagbo c'est que le germe de la guerre c'est le parti unique. Dès que vous avez connu le parti unique, vous allez faire la guerre. Voilà la relation de cause à effet. Mon ami, tu es un piètre scientifique. Que veux tu que je retienne de la conduite de ton raisonnement quand je rapproche le titre de ton livre à ce que tu dis. Le titre " Bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité " signifie que sans démocratie et surtout sans prospérité c'est la guerre. Houphouët a pu dire que l'homme qui a faim n'est pas un homme libre. Depuis le temps de Konan Bédié tu as dit et écrit qu'en Afrique les guerres venaient des mauvaises élections. Avec l'exclusion de la parodie d'élection qui t'a mis au pouvoir donc entorse à la démocratie. Avec le pillage appauvrissant des Refondateurs effrayés par leur minorité et voulant avoir en cinq ans ce que le PDCI a volé en cinquante ans (atteinte à prospérité) je vois les deux piliers de la construction se démolir et la guerre arriver. Cette pratique s'attaquait aux piliers sur lesquels tu dis par le titre de ton livre faire reposer la paix c'est-à-dire la prospérité et la démocratie. Le résultat c'est la guerre de 2002. Tu vois que c'est toi qui as envoyé la guerre chez nous en rendant des visites nocturnes à Guéi. Tu ne dis pas vrai quand tu écris : " En Côte d'Ivoire, le parti unique a engendré la guerre des héritiers qui débute en Janvier 1993, le coup d'Etat de décembre 1999 et le régime militaire de 1999 à 2000. Ce sont les contrecoups de ces rivalités qui conduiront à la tentative de coup d'Etat de Janvier 2001 et à la guerre civile de 2002. " P16. Laurent refuse qu'on soit nostalgique quand on est dans un présent catastrophique sans espérance pour le futur. C'est ce que ton règne a construit dans l'esprit des Ivoiriens alors que celui de Boigny a construit en toi la volonté d'aller de l'avant. Ce sentiment des Ivoiriens est une réaction de leur esprit qui a jugé ton règne et a vu que le bilan est catastrophique et très dangereux. Tu le sais toi même. Tu seras le président qui va nous ouvrir la porte du TPI. Voici le Laurier que tu as glané et que tu vas offrir à la Côte d'Ivoire. Laurent, voici comment on doit lire la conclusion de ton introduction pour redresser le livre. Je porte les corrections en grands caractères. : "En Côte d'Ivoire, l'instauration du multipartisme le 30 avril 1990 a marqué une étape historique vers la démocratisation du pays. Elle a suscité un espoir légitime de liberté, de justice et de paix. II aurait fallu aussitôt bâtir la paix sur le socle de la Démocratie. Mais tous les gouvernants depuis cette époque ont décidé autrement. APRES LE COUP D'ETAT DE 1999, GBAGBO n'ayant pas accepté le changement, a voulu maintenir LES PRATIQUES de l'ancien régime contre le Temps, contre l'Histoire et contre la volonté du peuple, empêchant ainsi la nation de se former et l'Etat de se consolider sur la voie de la démocratisation politique et démocratique. La prochaine élection présidentielle donne aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens L'OCCASION D'ACHEVER LE TRAVAIL DES FORCES NOUVELLES EN DEGOMMANT CE REGIME POUR REPRENDRE EN MAIN LEUR DESTIN". P. 24. Avec une telle rectification, nous avons un texte dépouillé de mensonge. On constatera que tu rejoins Tiburce dans sa pensée et sa lutte exposée dans son livre " Côte d'Ivoire l'agonie du Jardin. Du grand rêve au grand désastre". Vous parlez du grand rêve, mais le désastre, construction du FPI, est chez toi une construction d'Houphouët-Boigny, du parti unique. C'est le refus d'assumer ce bilan, ce désastre, qui fait que tu ne parles pas comme un président sortant. Tu ne présentes pas de bilan. Tu fais la parenthèse sur les responsables du désastre de 2000 à 2009. C'est de l'irresponsabilité. C'est le trait distinctif de ton règne. Les grandes catastrophes n'ont pas existé. On les nie simplement (c'est le cas du charnier, de la disparition de Kieffer, des dangereux tueurs appelés Escadrons de la mort) ou alors les catastrophes n'ont pas d'auteur (Charnier, déchet toxique-etc). La différence entre le livre de Gbagbo et celui de Tiburce c'est le mensonge et les responsables de la catastrophe.
Somme toute, Les contrevérités, les incohérences rendent le livre méprisant pour les Ivoiriens el indigeste pour tout lecteur attentif. C'est pourtant ce repas mal cuit et quasi toxique qui est aujourd'hui acheté par tous les tortionnaires et mis sur leurs bureaux ou en évidence dans leurs voitures pour montrer leur fidélité au guide éclairé Gbagbo et pour garantir leur poste. Tu vois que là c'est bien le reflexe du parti unique qui te colle comme un gang. Et là tu es comparable au Président du Turkménistan, feu Saparmourat Niazov, le Turkmenbachi ("Leader de tous les turkmènes"), Ton livre est devenu la carte du militant. Ce qui fera une très grande vente pour un livre méprisant et méprisable.
Shalom!
Professeur Koné Abou Bakary Sidick
Porte-Parole de la Kehila
des Limmoudim de Rabbi leshoua ha
Mashiah
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konesidick@yahoo.fr
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