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  Le Nouveau Réveil - N° - lundi 20 avril 2009

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A Abidjan dans le cadre de l`affaire Kieffer - Le juge Ramaël veut entendre Simone Gbagbo et Bohoun au tribunal d`Abidjan

lundi 20 avril 2009

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our la dixième fois en l'espace de cinq (5) ans, le juge français Patrick Ramaël arrive à Abidjan aujourd'hui lundi 20 avril, en compagnie de son collègue Nicolas Ablot et de quelques gendarmes de la "section recherches" de la gendarmerie nationale française pour entendre Simone Ehivet Gbagbo, Paul Antoine Bohoun Bouabré et une quarantaine de personnes dans le cadre de l'enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy André Kieffer.

Passé les cris et les émotions mal contenus, Simone Gbagbo et Bohoun Bouabré ont finalement accepté d'entendre la voix de la raison et de la sagesse. Ils ont compris qu'il n'était pas dans leur intérêt de défier indéfiniment la justice française mais plutôt de collaborer avec celle-ci afin de se dédouaner au plus vite des gênants soupçons qui pèsent sur eux dans l'affaire Kieffer.

Depuis quelques semaines donc, Simone Gbagbo et Bohoun Bouabré sont disposés à "déposer" devant le juge français mais à une condition, que cette audition se déroule à Abidjan. Le juge Ramaël est d'accord ; mais il souhaite que lesdites auditions aient lieu dans les locaux du tribunal d'Abidjan et non aux domiciles de l'ex-première Dame et de l'ex-ministre de l'Economie et des finances Bohoun Bouabré. En plus de ces deux ténors du régime FPI, une quarantaine de personnes qui ont pour dénominateur commun le fait d'appartenir à l'entourage du Chef de l'Etat figurent également sur la liste du juge Patrick Ramaël. On avance dans ce sens les noms de Bailly Patrice (sécurité privée de Gbagbo), Séka Séka Anselme (aide de camp de Mme Gbagbo). Des auditions qui devraient permettre de faire enfin la lumière sur les circonstances exactes de la disparition de Kieffer. En effet, depuis le début de cette enquête, toutes les pistes explorées conduisent aux portes du palais.

Le capitaine Tony Oulaï, le chef présumé du commando qui aurait enlevé Kieffer, est présentement en détention préventive en France. Il nous revient aussi que ses enquêteurs français auraient déjà en leur possession des preuves sur ses implications éventuelles dans l'enlèvement du journaliste Franco-canadien. Ils auraient même des enregistrements sur les conversation que Tony Oulaï, le chef présumé du commando, aurait eues dans la journée du 16 avril 2004 avec des personnalités qui seront auditionnées. En tout état de cause, la France, par la voix de Nicolas Sarkozy, a promis aux parents de Guy-André Kieffer de faire aboutir cette affaire et de situer les responsabilités. Et en France, le juge Ramaël passe pour être un magistrat très jaloux de son indépendance et qui n'est pas de nature à se laisser intimider.

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