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  Le Nouveau Réveil - N°2195 - jeudi 16 avril 2009

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Arriérés de salaire, menace de grève des agents du BNETD - Ahoua Don Mello (DG) : "On a des difficultés parce que l`Etat ne nous paye pas" - "L`Etat nous doit 9 milliards"

jeudi 16 avril 2009

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L
e Bureau National d'Etudes Techniques et de Développement (BNETD) est secoué depuis plusieurs jours par une crise. Les agents mécontents du fait de leur traitement salarial (arriérés) ont menacé d'entrer en grève dès aujourd'hui même. Face donc à cette situation, le Directeur général de cette structure, lors d'une conférence de presse, hier, à la Riviéra, a expliqué les problèmes auxquels il est confronté. Avant d'appeler à l'apaisement. Concernant les difficultés, Ahoua Don Mello s'est voulu clair. " Le BNETD a des difficultés de trésorerie " a-t-il déclaré. Mais à la question de savoir les raisons de ce mauvais temps que vit cette maison dont les expertises ont dépassé les frontières de la Côte d'Ivoire, le conférencier a expliqué : " on a des difficultés parce que l'Etat ne nous paye pas comme il le faut. L'Etat nous doit 9 milliards " Avant de faire cette confidence, le Directeur général du BNETD a tenu à préciser que le BNETD est une société d'Etat. Et en tant que telle il a souligné que: " une société d'Etat vit de ses facturations. Elle recherche des marchés et quand elle les gagne, elle discute du prix des marchés et quand la prestation est faite, le client paye " c'est de cette façon, selon le conférencier, que le bureau a pris son envol après des années de galère. " En 2008, on avait un chiffre d'affaires de 20 milliards et les dépenses annuelles représentaient à peu près 18 milliards dont 12 pour les salaires. Vous voyez donc que le plus gros poste, ce sont les salaires. Donc 20 milliards de chiffres d'affaires dont 6 milliards à l'extérieur et 14 à l'intérieur avec notre client qui est l'Etat de Côte d'Ivoire " a-t-il fait savoir. Mais pourquoi donc l'Etat refuse-t-il de régler sa dette ? Sur cette question, Ahoua Don Mello a lancé : " l'Etat a décidé en 2008 volontairement de freiner le paiement de la dette intérieure pour mieux payer la dette extérieure et arriver à l'initiative PPTE. Conclusion, on ne pouvait que vivre sur nos ressources externes. On ne pouvait plus compter sur les facturations qu'on faisait à l'Etat ". Cette situation, naturellement, à en croire le conférencier, a eu des répercussions sur le fonctionnement de l'entreprise. " On a réuni les agents et on leur a dit désormais, au lieu qu'on vous paye régulièrement le 31, étaler les salaires. Et donc avec les premières ressources, on paye d'abord les petits agents ensuite les agents de maîtrise, puis après les techniciens supérieurs et enfin les cadres. Donc ça s'étale du 1er au 20 de chaque mois. Cette situation, nous continuerons de la vivre tant que l'Etat n'a pas payé sa dette " a expliqué encore Don Mello. Poursuivant, il a souligné que malgré ce fait, il n'y a aucun retard dans le paiement. " Le seul retard, c'est le salaire du DG, du PCA et de quelques directeurs " a-t-il précisé. Le conférencier pour finir dit comprendre les agents qui vivant des moments difficiles mais dont 1114 sont déjà payés (82,05%). Cependant il leur a demandé de faire preuve de patience parce que cette fièvre, selon lui, va passer.

Djè. KM Achetez tout le journal

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